La France pourrait-elle devenir la locomotive de l’Union européenne suite aux problèmes de l’Allemagne?
1 - Données de l’économie française
2 - Contribution à la croissance
5 – Investissement des entreprises non financières
6 – Crédits à l’investissement accordés aux sociétés non financières résidente
7 – Climat des affaires dans les secteurs de l’équipement et de l’information-communication
II – La France peut-elle remplacer l’Allemagne comme moteur économique de l’Union européenne?
8 - PIB en pourcentage du PIB de l’UE
9 - Croissance par rapport au même trimestre de l'année précédente
10 – Facteurs de croissance dans les 4 principales économies de l’Union européenne
11 - Allemagne, croissance par rapport au même trimestre de l'année précédente
12 – Taux d’utilisation des capacités de production dans l’industrie
Conclusion
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Категория: ЭкономикаЭкономика

La France peut-elle devenir le nouveau moteur économique de l’UE ?

1.

2. La France pourrait-elle devenir la locomotive de l’Union européenne suite aux problèmes de l’Allemagne?

Jacques Sapir
DE-EHESS
Professeur, EGE-Paris

3.

I. La situation de l’économie française à la fin de 2025
Évaluation générale
• La croissance se maintient en France, tout en restant à un niveau faible (0,8%-1,0%
par an). Au troisième trimestre 2025, le PIB français a gagné de la vigueur (+0,5 %
après +0,3 %). La demande intérieure a pris un peu de vitesse (contribution de +0,3
point à la croissance du PIB du troisième trimestre, après +0,2 point au deuxième
trimestre), portée par le dynamisme de l’investissement des entreprises (+0,8 %
après +0,2 %) et par le rythme toujours soutenu de la consommation des
administrations (+0,5 %, comme au printemps).
• En revanche, la consommation des ménages est de nouveau restée atone (+0,1 %,
comme au trimestre précédent) : elle n’a pas progressé depuis un an.
L’investissement des ménages s’est quant à lui presque stabilisé (-0,1 % après -0,2
%). Le commerce extérieur s’est franchement redressé (contribution de +0,6 point à
la croissance du PIB

4. 1 - Données de l’économie française

5. 2 - Contribution à la croissance

6.

• Le redressement de la balance commerciale est largement dû au
secteur aéronautique. Mais, ces ventes record ont entraîné un fort
mouvement de déstockage qui devrait se poursuivre au 4ème
trimestre.
• Globalement, l’activité de l’industrie manufacturière s’est redressée,
même si des éléments de fragilité persistent avec de nouvelles
fermetures de sites industriels à la fin du 3ème et dans le 4ème
trimestre et des arrêts de production qui ont marqué le secteur
automobile.
• Dans ces conditions, les perspectives de croissance se dégradent
pour le 4ème trimestre et pour le 1er trimestre de 2026 qui devrait être
marqué par une reprise du déficit commercial, mais aussi une
reconstitution des stocks.
• Les incertitudes politiques nationales (vote difficile du budget 2026
en janvier) comme internationales (menaces sur le commerce de D.
Trump) ne jouent pas en faveur d’une croissance soutenue.

7.

janv. 1990
juil. 1990
janv. 1991
juil. 1991
janv. 1992
juil. 1992
janv. 1993
juil. 1993
janv. 1994
juil. 1994
janv. 1995
juil. 1995
janv. 1996
juil. 1996
janv. 1997
juil. 1997
janv. 1998
juil. 1998
janv. 1999
juil. 1999
janv. 2000
juil. 2000
janv. 2001
juil. 2001
janv. 2002
juil. 2002
janv. 2003
juil. 2003
janv. 2004
juil. 2004
janv. 2005
juil. 2005
janv. 2006
juil. 2006
janv. 2007
juil. 2007
janv. 2008
juil. 2008
janv. 2009
juil. 2009
janv. 2010
juil. 2010
janv. 2011
juil. 2011
janv. 2012
juil. 2012
janv. 2013
juil. 2013
janv. 2014
juil. 2014
janv. 2015
juil. 2015
janv. 2016
juil. 2016
janv. 2017
juil. 2017
janv. 2018
juil. 2018
janv. 2019
juil. 2019
janv. 2020
juil. 2020
janv. 2021
juil. 2021
janv. 2022
juil. 2022
janv. 2023
juil. 2023
janv. 2024
juil. 2024
janv. 2025
juil-25
3 - Production industrielle depuis 1990
125,00
120,00
115,00
110,00
105,00
100,00
95,00
90,00
85,00
80,00
75,00
70,00
65,00
60,00
Industrie
Moyenne mobile sur 12 mois

8.

Total
Consommation alimentaire
Total, moyenne mobile sur 12 mois
май.25
сен.24
янв.24
май.23
сен.22
янв.22
май.21
сен.20
янв.20
май.19
сен.18
янв.18
май.17
сен.16
янв.16
май.15
сен.14
янв.14
май.13
сен.12
янв.12
май.11
сен.10
янв.10
май.09
сен.08
янв.08
май.07
сен.06
янв.06
май.05
сен.04
янв.04
май.03
сен.02
янв.02
май.01
сен.00
янв.00
4 - Consommation totale des ménages en millions d'euros (à prix
constants)
52500
50000
47500
45000
42500
40000
37500
35000
32500
30000
27500
25000
22500
20000
17500
15000
12500

9.

Situation des ménages
• La consommation des ménages reste stagnante et n’a pas récupéré le niveau
d’avant la crise de la COVID-19. La consommation des ménages accélèrerait à peine
(+0,2 % en fin d’année, après +0,1 % au 3ème trimestre) : la consommation de
produits manufacturés cependant pourrait rebondir (+0,5 % après -0,5 %), tirée par
l’achat d’automobiles et la consommation alimentaire, tandis que celle en énergie
se replierait en fin d’année (-2,0 % après +4,0 %) du fait des températures
clémentes observées en décembre.
• Le pouvoir d’achat des ménages continuerait de diminuer (-0,5 % après -0,3 %) en
raison du calendrier de collecte de l’impôt sur le revenu qui pèserait en fin d’année
sur leur revenu, si bien que leur taux d’épargne refluerait significativement au
quatrième trimestre (17,8 % après 18,4 % à l’été).
• L’investissement des ménages retrouverait de l’allant (+1,0 % au quatrième
trimestre, après -0,1 % au trimestre précédent). D’une part, leur investissement en
construction accélérerait (+1,0 % après +0,4 %) reflétant avec retard la reprise des
mises en chantier dans le logement neuf. D’autre part, leur investissement en
services rebondirait (+1,0 % après -1,8 %) : les transactions dans l’ancien seraient
mieux orientées après un troisième trimestre pénalisé par la hausse du taux des
droits de mutation à titre onéreux au printemps.

10.

Investissement des ENF
• L’investissement des entreprises non financières (ENF) a nettement augmenté à l’été 2025
(+0,8 % après +0,2 % au deuxième trimestre 2025, un rythme de croissance qui n’avait plus
été observé depuis le deuxième trimestre 2023. Mais l’impact de la situation à la fin de
l’année 2024 et lors du 1er semestre 2025 se fait sentir.
• Les investissements en biens ont rebondi (+0,8 % après -0,2 % au deuxième trimestre 2025),
en particulier en biens d’équipement (+2,0 % après +1,6 %) et, dans une moindre mesure, en
matériels de transport (+1,2 % après -1,8 %), pour lesquels la forte hausse des réceptions de
navires fait plus que compenser le recul de l’investissement en automobile. À l’inverse, les
achats en « autres produits industriels » ont continué de diminuer (-0,7 % après -0,5 %) pour
le cinquième trimestre consécutif.
• L’investissement en construction s’est replié (-0,3 % après +0,2 % au deuxième trimestre),
reprenant la tendance baissière entamée au deuxième trimestre 2023. Dans le même
temps, les dépenses en services ont progressé à un rythme soutenu (+1,5 % après +0,5 %),
supérieur à leur taux de croissance trimestriel moyen depuis 2021 (+1,1 %). Cette
dynamique est portée tant par les dépenses en information-communication (+1,8 % après
+0,4 %) que par celles en services aux entreprises (+1,2 % après +0,9 %). Après avoir laissé
entrevoir des signes de ralentissement fin 2023 – début 2024, l’investissement en services
paraît retrouver une cadence soutenue.

11. 5 – Investissement des entreprises non financières

12.

Aides à l’investissemen
• Les crédits pour l’investissement n’ont toujours pas retrouvé le niveau
qu’ils avaient atteint en 2022. Ils se situent en fait aux niveaux qui
étaient les leurs lors de la crise de la COVID-19.
• Les chefs d’entreprise continuent de juger les conditions de
financement défavorables et seuls 6 % parmi eux estiment que les
conditions financières sont de nature à stimuler les investissements
prévus pour l’année prochaine.
• Par ailleurs, la stimulation de l’investissement des industriels par la
demande connaît un frémissement : après avoir atteint son niveau le
plus bas depuis la crise sanitaire au quatrième trimestre 2024, le
solde relatif à la tendance prévue de la demande globale dans
l’industrie a nettement progressé. Enfin, les climats des affaires dans
les secteurs des biens d’équipement et de l’informationcommunication, importants pourvoyeurs de biens et de services
d’investissement1, se redressent

13. 6 – Crédits à l’investissement accordés aux sociétés non financières résidente

14. 7 – Climat des affaires dans les secteurs de l’équipement et de l’information-communication

15. II – La France peut-elle remplacer l’Allemagne comme moteur économique de l’Union européenne?

• Il est évident que la croissance française se redresse légèrement et devrait
atteindre les 1% en 2025 avec une perspective d’encore 1% pour 2026, même
compte-tenu du ralentissement attendu pour le premier semestre 2026. Ceci a
eu des conséquences positives sur l’UE
• Mais, cette dynamique reste à la fois faible et, surtout, semble très liée au
déficit budgétaire considérable enregistré par la France en 2025 (sans doute
5,4% du PIB).
• Même si le déficit budgétaire restera élevé en 2026 (5,0% du PIB dans le budget
voté avec difficulté à l’Assemblée fin janvier 2026), le coefficient multiplicateur
des dépenses publiques semble très faible.
• Par ailleurs le poids de l’économie française reste faible dans l’UE, même si elle
est la 2ème économie de l’UE.

16. 8 - PIB en pourcentage du PIB de l’UE

France
Allemagne
Italie
Espagne
2025-04-01
2024-05-01
2023-06-01
2022-07-01
2021-08-01
2020-09-01
2019-10-01
2018-11-01
2017-12-01
2017-01-01
2016-02-01
2015-03-01
2014-04-01
2013-05-01
2012-06-01
2011-07-01
2010-08-01
2009-09-01
2008-10-01
2007-11-01
2006-12-01
2006-01-01
2005-02-01
2004-03-01
2003-04-01
2002-05-01
2001-06-01
2000-07-01
1999-08-01
1998-09-01
1997-10-01
1996-11-01
1995-12-01
1995-01-01
8 - PIB en pourcentage du PIB de l’UE
32,00%
30,00%
28,00%
26,00%
24,00%
22,00%
20,00%
18,00%
16,00%
14,00%
12,00%
10,00%
8,00%

17. 9 - Croissance par rapport au même trimestre de l'année précédente

18,00%
17,00%
16,00%
15,00%
14,00%
13,00%
12,00%
11,00%
10,00%
9,00%
8,00%
7,00%
6,00%
5,00%
4,00%
3,00%
2,00%
1,00%
0,00%
-1,00%
-2,00%
-3,00%
-4,00%
-5,00%
-6,00%
-7,00%
-8,00%
-9,00%
-10,00%
-11,00%
-12,00%
-13,00%
-14,00%
-15,00%
-16,00%
-17,00%
-18,00%
France croissance par rapport au même trimestre de l'année précédente
Allemagne, croissance par rapport au même trimestre de l'année précédente
4 линейный фильтр ( France croissance par rapport au même trimestre de l'année précédente)
4 линейный фильтр (Allemagne, croissance par rapport au même trimestre de l'année précédente)
2025-07-01
2025-01-01
2024-07-01
2024-01-01
2023-07-01
2023-01-01
2022-07-01
2022-01-01
2021-07-01
2021-01-01
2020-07-01
2020-01-01
2019-07-01
2019-01-01
2018-07-01
2018-01-01
2017-07-01
2017-01-01
2016-07-01
2016-01-01
2015-07-01
2015-01-01
2014-07-01
2014-01-01
2013-07-01
2013-01-01
2012-07-01
2012-01-01
2011-07-01
2011-01-01
2010-07-01
2010-01-01
2009-07-01
2009-01-01
2008-07-01
2008-01-01
2007-07-01
2007-01-01
2006-07-01
2006-01-01
2005-07-01
2005-01-01
2004-07-01
2004-01-01
2003-07-01
2003-01-01
2002-07-01
2002-01-01
2001-07-01
2001-01-01
2000-07-01
2000-01-01
9 - Croissance par rapport au même trimestre de
l'année précédente

18.

Une situation contrastée
• La situation économique de l’Union européenne s’est donc stabilisée. Au troisième
trimestre 2025, l’activité a légèrement accéléré (+0,3 % après +0,1 % au deuxième
trimestre). Cette embellie est notamment due à l’accélération en France (+0,5 %
après +0,3 %) et la stabilisation en Allemagne et en Italie (respectivement +0,0 %
après -0,2 %, et +0,1 % après -0,1 %). En Espagne, la croissance est restée robuste
(+0,6 % après +0,8 %).
• La demande intérieure a rebondi dans la zone, portée par l’accélération de
l’investissement en équipement et la bonne tenue de la consommation publique.
En Espagne, toutes les composantes de la demande intérieure ont accéléré, que ce
soit la consommation privée (+1,2 % après +0,7 %), la consommation publique
(+1,1 % après +0,0 %) ou l’investissement (+1,7 % après +0,7 %).
• En France, le dynamisme de la demande intérieure est surtout venu de
l’investissement des ENF (+0,5 %) et de la consommation publique (+0,5 %), tandis
que la consommation privée a continué de décevoir (+0,1 % après +0,1 %). En
Allemagne et en Italie, l’investissement, en particulier en équipement, a progressé
vigoureusement, mais la consommation privée est restée atone en Italie et a même
reculé en Allemagne.

19. 10 – Facteurs de croissance dans les 4 principales économies de l’Union européenne

20.

Une inversion de tendance?
• On constate une forme d’inversion de la tendance au sein de l’UE. La
contribution du commerce extérieur a été légèrement négative pour
l’ensemble de la zone (-0,2 point), mais avec de fortes disparités entre les
pays. Cette contribution à la croissance a été à hauteur de +0,6 point en
France et de +0,5 point en Italie du fait d’exportations particulièrement
dynamiques (respectivement +3,2 % après +0,3 %, et +2,6 % après -1,7 %),
tandis que les importations sont restées en hausse, mais à des rythmes
contrastés (respectivement +1,3 % après +1,5 %, et +1,2 % après +0,4 %).
• À l’inverse, en Espagne et en Allemagne, le commerce extérieur a contribué
négativement à la croissance, à hauteur de -0,3 point pour l’Allemagne et 0,6 point pour l’Espagne, du fait d’une baisse des exportations
(respectivement -0,7 % après +0,3 %, et -0,6 % après +1,3 %). Les
importations sont restées quant à elles dynamiques en Espagne (+1,1 %
après +1,6 %) et elles ont stagné en Allemagne (+0,0 % après +1,7 %).

21.

• Globalement, les enquêtes de conjoncture traduisent une lente
reprise de l’activité économique dans la zone euro, sur fond de
divergences conjoncturelles persistantes.
• En France, l’indicateur de confiance reste en dessous de sa moyenne
de long terme mais s’améliore depuis juin. L’indicateur espagnol reste
nettement mieux orienté que ses voisins européens et ne semble
toujours pas montrer de signes d’essoufflement. Pour l’Italie,
l’indicateur se redresse sensiblement depuis la mi-année, porté
notamment par le commerce de détail et l’industrie manufacturière.
Enfin, en Allemagne, l’indicateur de confiance repart légèrement à la
hausse, tout en restant inférieur à la fois à celui observé dans les trois
autres pays et à sa moyenne de long terme.
• En revanche, les perspectives d’activité en Allemagne remontent
sensiblement depuis le début de l’année, tout en restant en dessous
de leur moyenne de longue période ;

22. 11 - Allemagne, croissance par rapport au même trimestre de l'année précédente

13,00%
12,00%
11,00%
10,00%
9,00%
8,00%
7,00%
6,00%
5,00%
4,00%
3,00%
2,00%
1,00%
0,00%
-1,00%
-2,00%
-3,00%
-4,00%
-5,00%
-6,00%
-7,00%
-8,00%
-9,00%
-10,00%
-11,00%
-12,00%
2025-07-01
2025-01-01
2024-07-01
2024-01-01
2023-07-01
2023-01-01
2022-07-01
2022-01-01
2021-07-01
2021-01-01
2020-07-01
2020-01-01
2019-07-01
2019-01-01
2018-07-01
2018-01-01
2017-07-01
2017-01-01
2016-07-01
2016-01-01
2015-07-01
2015-01-01
2014-07-01
2014-01-01
2013-07-01
2013-01-01
2012-07-01
2012-01-01
2011-07-01
2011-01-01
2010-07-01
2010-01-01
2009-07-01
2009-01-01
2008-07-01
2008-01-01
2007-07-01
2007-01-01
2006-07-01
2006-01-01
2005-07-01
2005-01-01
2004-07-01
2004-01-01
2003-07-01
2003-01-01
2002-07-01
2002-01-01
2001-07-01
2001-01-01
2000-07-01
2000-01-01
11 - Allemagne, croissance par rapport au même trimestre de
l'année précédente

23.

Allemagne: des perspectives incertaines
• Si en Allemagne une impulsion importante de la croissance est
attendue pour 2026 portée par l’accélération de la demande
intérieure, en particulier de l’investissement, stimulé par le « bazooka
budgétaire » (plan d’investissement massif dans la défense, les
infrastructures et la transition énergétique) adopté par le Parlement.
La contribution du commerce extérieur resterait négative : les
exportateurs continueraient de perdre des parts de marché tandis
que les importations seraient stimulées par la relance budgétaire.
• L’Allemagne ne semble donc pas sortie de la crise dans laquelle elle
est plongée depuis la hausse des prix de l’énergie induite par la
politique des sanctions économiques. La croissance ne devrait donc
pas excéder les 0,8% en 2026
• Or, compte tenu de l’importance du poids direct et indirect de
l’Allemagne dans l’économie de l’UE il faut s’attendre à ce qu’elle
continue d’exercer un freinage sur l’économie de le l’UE

24. 12 – Taux d’utilisation des capacités de production dans l’industrie

France
Allemagne
Italie
2025-10-01
2025-07-01
2025-04-01
2025-01-01
2024-10-01
2024-07-01
2024-04-01
2024-01-01
2023-10-01
2023-07-01
2023-04-01
2023-01-01
2022-10-01
2022-07-01
2022-04-01
2022-01-01
2021-10-01
2021-07-01
2021-04-01
2021-01-01
2020-10-01
2020-07-01
2020-04-01
2020-01-01
2019-10-01
2019-07-01
2019-04-01
2019-01-01
2018-10-01
2018-07-01
2018-04-01
2018-01-01
2017-10-01
2017-07-01
2017-04-01
2017-01-01
2016-10-01
2016-07-01
2016-04-01
2016-01-01
2015-10-01
12 – Taux d’utilisation des capacités de production
dans l’industrie
90,0
89,0
88,0
87,0
86,0
85,0
84,0
83,0
82,0
81,0
80,0
79,0
78,0
77,0
76,0
75,0
74,0
73,0
72,0
71,0
70,0
69,0
68,0
67,0
66,0
65,0
64,0
63,0
62,0
61,0
60,0
59,0
58,0

25.

Espagne et Italie: des outsiders?
• Par contre l’Espagne pourrait jouer un rôle positif dans la croissance.
La croissance espagnole se maintiendrait à un rythme soutenu de
+0,6 % sur les deux prochains trimestres, avant de ralentir légèrement
à +0,5 % au deuxième trimestre 2026. Ce léger fléchissement
s’expliquerait par un ralentissement de la consommation privée,
conséquence de la fin de la progression des salaires réels, les
entreprises ayant fini de restituer aux salariés le surplus de marges
qu’elles avaient constitué au cours de la récession des années 2010.
• L’activité économique italienne évoluerait sur son rythme tendanciel,
entre +0,2 % et +0,1 % par trimestre avec une croissance attendue de
0,5% en 2026. L’Italie bénéficierait de la reprise allemande et du
redémarrage vigoureux de l’investissement en équipement. En
revanche, l’investissement en construction baisserait sous l’effet de
l’extinction des aides publiques dont le « Superbonus »

26. Conclusion

• La capacité de la France à devenir le nouveau « moteur » de l’UE est très
douteuse, même si la croissance du 3ème trimestre a eu des effets salutaires su
l’UE, et même si elle a maintenu une activité importante dans des secteurs de
pointe. A moyen terme, elle devra procéder à un ajustement budgétaire qui
l’empêchera de jouer un rôle de « moteur » dans l’économie européenne.
• L’Allemagne reste le point central de l’économie de l’UE et la persistance de sa
crise industrielle continuera de freiner la croissance de l’UE. En dépit des
mesures extraordinaires prises par le gouvernement allemand, elle restera
« l’homme malade de l’Europe ».
• Dans ces conditions la croissance de l’UE dépendra de l’activité de pays
comme l’Espagne, l’Italie, mais aussi la Pologne et les Pays-Bas. De ce point de
vue, la sortie possible de l’Italie de sa période de longue stagnation constitue
un enjeu d’importance.

27. Merci / Thank you! jacques.sapir@ehess.fr

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