Connaissance des institutions scolaires Partie II
Epoque contemporaine
Introduction
Introduction
Introduction
1. Panorama : quelles philosophies politiques à l’œuvre aujourd’hui ?
1.1. Interconnecter les champs éducatifs ?
1.2. Une reconfiguration des liens entre performance et convivialité
2. L’organisation du système scolaire aujourd’hui
2.1. Les grandes notions politiques et légales
2.2. Une administration pour organiser la scolarité
I- Une organisation administrative hiérarchisée et déconcentrée B – Organigramme et fonctions
2.3. Les acteurs de l’Education nationale
3. Du siècles des Lumières aux années 1950 : les tournants de la démocratisation
Le siècle des Lumières
Le Siècle des Lumières
La naissance des méthodes actives ? Rousseau
Johann Pestalozzi (1746-1827) – inventeur des méthodes actives ?
Les idées principales de Pestalozzi
Une pédagogie du cœur
Les trois lois de Pestalozzi
L’amour, comme fondement
Conclusion
27.84M

L1_Connaissance_InstitutionsScolaires_25-26_Partie2 (1)

1. Connaissance des institutions scolaires Partie II

L1 – Sciences de l’éducation

2. Epoque contemporaine

3. Introduction

4. Introduction

Que retenir de la première partie ?
Une forme de sacralisation des savoirs
L’école, un lieu de développement des connaissances
Une autonomisation croissante des questions éducatives
Un contexte socio-culturel qui détermine la forme scolaire et les apprentissages
Des périodes historiques qui influencent la période contemporaine
La pensée grecque mise sur un piédestal, encore de nos jours
Pourtant, des ruptures fondamentales, comme à l’époque moderne

5. Introduction

Une deuxième partie consacrée à la période contemporaine
Une organisation du cours construite à l’inverse
1. Panorama : quelles philosophies politiques déterminent les formes éducatives ?
2. L’organisation du système scolaire aujourd’hui
3. Du siècles des Lumières aux années 1950 : les tournants de la démocratisation

6. 1. Panorama : quelles philosophies politiques à l’œuvre aujourd’hui ?

7. 1.1. Interconnecter les champs éducatifs ?

8.

Des politiques éducatives et des initiatives qui ont modifié le paysage
politiques depuis les années 1980
Une hausse de la sensibilité à l’égard de la fragilité humaine
Une diversité d’interprétations et de concrétisations
Une nouvelle manière d’aborder l’égalité des chances
Un rapport renouvelé à la diversité et aux différence
Un regard nouveau sur l’enfance, à la fois global et centré sur ses besoins
Une autre manière de penser les capacités
Un bébé ressent-il la douleur ?
Un investissement parental fondamentalement différent

9.

D’autres tendances, allant dans une autre direction
De l’excellence à la performance
La méritocratie : entre critiques de l’illusion et remobilisation notionnelle
La sécurité avant tout ?
Risques psycho-sociaux
Risques terroristes
La question des violences scolaires et des élèves perturbateurs

10.

Des tendances se traduisant par des mutations profondes
L’approche globale de l’enfance
De nouveaux liens entre les champs éducatifs : naissance des relations interinstitutionnelles
Des liens forts amenant à des alliances, des conflits, etc.
Naissance d’une culture commune ou réponse à des injonctions politiques ?
De nombreux partenariats entre écoles, associations, secteur médico-social, PJJ, ASE, etc.
La hausse de la sensibilité à l’égard de la fragilité humaine
Un regard partagé entre les différentes institutions éducatives
Naissance de nouveaux concepts et de nouveaux enjeux

11.

Historiquement, des politiques et des publics séparés
Le secteur médico-social fondé en opposition à l’Ecole de la République
Éduquer les filles, éduquer les garçons
Enfant de bourgeois, enfant d’ouvriers
Des jeux d’opposition qui structurent l’ensemble de l’éducation
Séparation entre premier et second degré : deux systèmes, deux mandats
L’autonomisation progressive du sport vis-à-vis du système scolaire

12.

Le sport, une spécialisation toujours plus grande
Un espace de professionnalisation et de spectacularisation
Des enjeux éducatifs contradictoires
Accueillir la diversité ou faire intérioriser les règles ?
La fonction sociale éducative centrale : sport et école, même combat ?

13.

Les instances éducatives prises entre des dilemmes formatifs
Universalisme versus élitisme
spécialisation versus globalisation
L’approche globale, une « déspécialisation » des professions
Toutes les instances éducatives auraient une fonction similaire ou complémentaire
Uniformisation et résistances
L’école inclusive, un oxymore
Des ateliers d’habiletés sociales : inclusifs ou réadaptatifs ?
Malgré ces résistances, il n’est pas rare, si ce n’est systématique qu’un jeune
puisse vivre dans différentes instances éducatives
Une expérience vécue foncièrement différente que dans les années 1980

14. 1.2. Une reconfiguration des liens entre performance et convivialité

15.

Deux principes de justice qui se sont affrontés de longue date
Un nouveau rapport entre ces deux principes
Le principe performatif – juger et évaluer en fonction des aptitudes et des
capacités
Une manière spécifique d’aborder l’excellence
Le principe de convivialité – accueillir les particularités ou mettre un œuvre un
nouveau projet de vivre-ensemble
A l’intérieur de chaque grand principe, distinguer les lignes de force

16.

Une reconfiguration des liens de solidarité
Les politique éducatives tendent à questionner le lien entre performance et
convivialité
Un culte de la performance dans toutes les sphères sociales
Des sociétés contemporaines marquées par différentes formes d’entrepreneuriat et
de dépassement de soi
L’entrepreneuriat, une logique d’action qui dépasse l’économie
Une fragilisation des individus et des collectifs ?
Transformer l’individu, le rendre autonome
Gommer les multiples formes de la vulnérabilité ?

17.

En parallèle et en réaction, la fragilité humaine au centre des préoccupations
L’avènement de certaines approches : mouvement des droits civiques et wokisme
Même dans les milieux dits masculinistes, on s’approprie la question des émotions
Des approches théoriques qui font de cette question le centre de leur
épistémologie : éthiques du care, studies et intersectionnalité
Capacités d’agir, empowerment action positive et éducation inclusive

18.

Des approches qui ont institué un nouveau regard sur la fragilité humaine,
comme dimension consubstantielle de l’être humain
Et donc aussi en éducation
En éducation, des approches teintées d’universalisme : la transformation de la
notion d’éducabilité
L’école inclusive, un oxymore ?
Au-delà des principes, des approches qui sont décelables dans les gestes législatifs
ou les pratiques sociales

19.

Quelques illustrations de cette reconfiguration
Les internats d’excellence
Les Zones, puis Réseaux d’Education Prioritaire
Sport pour tous ou sport olympique ?
Inclure, inclusif ou participation ? Les troubles neurodéveloppementaux
Quelle(s) place(s) pour les populations minorisées ?
Une conséquence importante
Une « méta-institution » qui ne fait pas disparaître les institutions antérieures
Avec des logiques propres, des résistances internes, des injonctions contradictoires

20. 2. L’organisation du système scolaire aujourd’hui

21.

Les éléments présentés précédemment, une grille de lecture au-delà des
éléments factuels
L’Ecole, une institution qui perdure, tout en étant influencée par les éléments
évoqués
Les grandes notions politiques et légales
Une administration pour organiser la scolarité
Les acteurs de l’Education nationale

22. 2.1. Les grandes notions politiques et légales

23.

Constitution de la République française - Constitution du 4 octobre 1958
PRÉAMBULE
Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux
principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789,
confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et
devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004. (…)
.
ARTICLE PREMIER
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité
devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte
toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions
électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales.

24.

Préambule de la Constitution
du 27 octobre 1946
La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à
l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture.
L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à
tous les degrés est un devoir de l’Etat.

25.

L’Education Nationale est une institution de l’Etat, un service public
avec une fonction sociale qui vise l’éducation, l’instruction, la formation
pour au moins, tous les enfants en âge d’obligation d’instruction (3-16 ans)
pour favoriser leur insertion sociale et professionnelle.
L’Ecole de la République se veut démocratique et égalitaire.
La mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes sont favorisées.

26.

Le code de l’éducation
Livre Ier : Principes généraux de l'éducation (Articles L111-1 à L164-3)
Titre Ier : Le droit à l'éducation (Articles L111-1 à L114-1)
Chapitre Ier : Dispositions générales. (Articles L111-1 à L111-5)
Article L111-1
L'éducation est la première priorité nationale. Le service public de l'éducation est
conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. Il contribue à l'égalité
des chances et à lutter contre les inégalités sociales et territoriales en matière
de réussite scolaire et éducative. Il reconnaît que tous les enfants partagent la
capacité d'apprendre et de progresser. Il veille à la scolarisation inclusive de
tous les enfants, sans aucune distinction. Il veille également à la mixité sociale
des publics scolarisés au sein des établissements d'enseignement. Pour garantir
la réussite de tous, l'école se construit avec la participation des parents, quelle
que soit leur origine sociale. Elle s'enrichit et se conforte par le dialogue et la
coopération entre tous les acteurs de la communauté éducative.

27.

Outre la transmission des connaissances, la Nation fixe comme mission
première à l'école de faire partager aux élèves les valeurs de la République. Le
service public de l'éducation fait acquérir à tous les élèves le respect de l'égale
dignité des êtres humains, de la liberté de conscience et de la laïcité. Par son
organisation et ses méthodes, comme par la formation des maîtres qui y
enseignent, il favorise la coopération entre les élèves.
Dans l'exercice de leurs fonctions, les personnels mettent en œuvre ces valeurs.
Le droit à l'éducation est garanti à chacun afin de lui permettre de développer
sa personnalité, d'élever son niveau de formation initiale et continue, de
s'insérer dans la vie sociale et professionnelle, d'exercer sa citoyenneté.

28.

A partir de 1982 et des Lois « Defferre », l’Etat a engagé un processus de décentralisation
visant à doter les collectivités territoriales de nouvelles compétences. Etapes :
Loi du 2 mars 1982 : pose le cadre de la décentralisation
Loi du 22 juillet 1983 (Defferre) : répartit les compétences Etat/ collectivités territoriales
dans le domaine de l’enseignement et du transport scolaire)
Loi du 13 août 2004 : transfère les agents d’entretien (personnels techniques, ouvriers et
de services) aux collectivités locales.

29.

Différence entre déconcentration et décentralisation ?
Déconcentration : transfère des compétences de l’Etat à des agents
ou des organismes locaux qui dépendent de l’administration de l’Etat
(même administration, même budget global) : académies, DSDEN,
circonscriptions.
Décentralisation : transfère des compétences de l’Etat à d’autres
institutions, les collectivités territoriales (administration et budget
différent : municipalité, département, région).

30.

Les missions de l’Etat
Définit les voies de formation, les programmes nationaux,
l’organisation et les contenus d’enseignement
Définit et délivre les diplômes nationaux
Recrute et gère les personnels qui relèvent de sa responsabilité
Répartit les moyens afin d’assurer l’égalité d’accès au service
public
Contrôle et évalue les politiques éducatives

31.

Les missions des régions :
Gère les lycées (LEGT et Lycées Pro) : elle est responsable de
leur construction, dépenses d’équipement et de
fonctionnement. Elle assure l’accueil, la restauration et
l’hébergement.
Recrute les TOS (Techniciens, Ouvriers, agents de Services)
Assure le transport scolaire (depuis 2017).

32.

Les missions du département :
Gère les collèges : il est responsable de leur construction,
dépenses d’équipement et de fonctionnement. Il assure
l’accueil, la restauration et l’hébergement.
Recrute les TOS (Techniciens, Ouvriers, agents de Services)
Définit les secteurs scolaires de recrutement des élèves.

33.

Résumé de la répartition des responsabilités

34.

35.

Les principales lois d’orientation en matière d’éducation
1882 Lois Ferry : scolarisation de l’ensemble des filles et des garçons, de 6 à
12 ans. Volonté d’instaurer les valeurs de la République.
1975 Réforme Haby et achèvement de la « massification » : les jeunes de 12 à
16 ans sont accueillis au sein du collège unique.
1989 Loi d’orientation Jospin : « 80% d’une classe d’âge au baccalauréat ».
2005 Loi d’orientation Fillon : définit un socle commun de connaissances et de
compétences que chaque jeune doit posséder au terme de la scolarité
obligatoire.
2013 Loi d’orientation Peillon dite de « refondation de l’école ». Socle
commun de connaissances, de compétences et de culture.
2019 Loi Blanquer dite « Pour une école de la confiance ».

36.

37.

38.

• Modification des rythmes scolaires
• Charte de la Laïcité à l’Ecole

39.

• Dédoublement des classes GS-CP-CE1 dans les REP et REP+

40. 2.2. Une administration pour organiser la scolarité

41.

En conséquence, il existe un ministère de l’Education nationale
Historiquement séparé du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche
et de l’Innovation
Avec des tentatives récentes de fusion entre les deux ministères, et un retour en
arrière
Des enjeux foncièrement différents, car leur fonction sociale diffère grandement
Surtout, il existe une organisation administrative distincte selon le degré de
scolarisation

42. I- Une organisation administrative hiérarchisée et déconcentrée B – Organigramme et fonctions

I- Une organisation administrative hiérarchisée et déconcentrée
B – Organigramme et fonctions
Etat
Région
Département
Circonscription

43.

Les régions académiques : des
académies regroupées pour
harmoniser leur politique
éducative régionale.

44.

Ex : la région Ile-de-France : regroupe les académies de Paris, Créteil et Versailles. Elle est
dirigée par le recteur de Paris.

45.

Les régions académiques et
la répartition des élèves :
9,5 % des élèves sont
scolarisés dans l’académie de
Versailles.

46.

L’académie de Versailles regroupe 4 DSDEN
DSDEN : Direction des Services Départementaux de l’Education
Nationale
78 Yvelines
91 Essonne
92 Hauts de Seine
95 Val d’Oise
La DSDEN du Val d’Oise se trouve à Cergy.

47.

48.

Niveau institutionnel
Ministère
Rectorat
Personnels
Ministre
Recteur/trice
Cadre institutionnel
National
Académie = Plusieurs
départements
Inspection académique : DASEN Inspecteur d’académie (IA
DASEN)
Département
Inspection de l’EN
Inspecteur de l’EN (IEN)
Circonscription (une ou plusieurs
communes + éventuellement
écoles privées sous contrat)
Ecole
Directeur
Commune
Cycles
Equipe pédagogique (et
éducative)
Ecole ou groupe scolaire*
Classe
Professeurs
* « L’organisation de l’enseignement élémentaire pose des problèmes particuliers dans les zones d’habitat dispersé : zones rurales ou de montagne. Des
regroupements pédagogiques ont donc été mis en place (regroupements des élèves de plusieurs communes, ou répartition et regroupement des divers
niveaux d’enseignement). »

49. 2.3. Les acteurs de l’Education nationale

50.

Une partie centrée sur les acteurs agissant à l’intérieur de l’Education nationale
Des sphères multiples d’influence, tant au niveau politique qu’au quotidien
Le rôle des familles et des associations de parents
L’importance du monde intellectuel
L’influence des instances supranationales
Des acteurs souvent oubliés et pourtant les plus importants : les élèves et les
parents
Les plus important numériquement
Par la capacité à voter
Par la fonction même de l’Education nationale et donc en lien avec le public-cible
Pour autant, de nombreuses productions chiffrées sur les élèves

51.

Le ministre : il est responsable de la mise en œuvre des décisions du
gouvernement en matière d’éducation. Il est entouré d’un cabinet du ministre
chargé de l’aider dans ses décisions
Les organismes rattachés :
Le Conseil Supérieur des Programmes (2013)
Le conseil national de l’innovation pour la réussite éducative
Le délégué à l’information et à l’orientation
Les organismes consultatifs :
Le Conseil Supérieur de l’Education : sorte de « parlement de l’éducation » :
y siègent les représentants des personnels, des usagers, des collectivités
territoriales, du monde du travail …
Le Conseil Scientifique de l’Education Nationale (2018)

52.

Les rectorats d’Académies :
Le/la recteur/trice est nommé(e) par décret par le Président de la République.
Il/elle dirige l’ensemble du système éducatif au niveau d’une académie. Le/la
recteur/trice porte aussi le titre de chancelier/ère des universités.
Dans chacune des régions académiques (18 régions pour 30 académies), un
recteur est nommé pour garantir l’unité et la cohérence de la parole de l’Etat
dans le champ de compétence intéressant la région.

53.

Le DASEN prend des décisions concernant :
Dasen : direction Académique des Services de l’Education Nationale
La structure pédagogique
La répartition des emplois des écoles et collèges
La formation continue des personnels du 1er degré
Il valide les projets concernant les rythmes scolaires
hebdomadaires des écoles.
Le DASEN est assisté par des inspecteurs de l’Education
nationale (IEN). Chacun est chargé d’une circonscription. Chaque
département est divisé en circonscriptions.

54.

L’IEN (Inspecteur de l’Education Nationale) est responsable au niveau d’une
circonscription de :
L’évaluation des enseignements et des établissements
L’inspection des personnels enseignants et la contribution au management
de ces personnels
Il est le supérieur hiérarchique direct des tous les professeurs des écoles de
la circonscription
La conception, la conduite ou l’évaluation du dispositif de formation des
personnels
Les IEN sont assistés par les Conseillers Pédagogiques :
CPC : Conseillers Pédagogiques de Circonscription
CPD : Conseillers Pédagogiques départementaux (Musique, EPS, LVE...)

55.

56.

57.

58.

59.

60.

61.

Directeur d’EPLE : https://www.dailymotion.com/video/xewdf4

62.

63.

12,8 millions d’élèves
et apprentis en 2020
6,5 millions
d’écoliers
à l’école
primaire

64.

1er degré
2,4 millions d’élèves en
maternelle
4,2 millions d’élèves en
élémentaire et ULIS
379 000 enseignants

65.

Le 1er degré

66.

2nd degré
3,4 millions de collégiens/nes
2,2 millions de lycéens/nes
(général +techno+pro)
489 000 enseignant(e)s

67.

2nd degré

68.

Taux de réussite au baccalauréat

69.

En Licence, vous faites partie de la moitié la plus diplômée d’une classe d’âge.

70.

La scolarité est organisée par cycles, autour du socle commun
de compétences, de connaissance et de culture.
Cycle 1 : Cycle des apprentissages premiers ensemble des classes
maternelles
Cycle 2 : Cycle des apprentissages fondamentaux CP, CE1, CE2
Cycle 3 : Cycle de consolidation CM1, CM2, 6ème
Cycle 4 : cycle des approfondissements 5ème, 4ème, 3ème.
https://www.reseau-canope.fr/notice/comprendre-les-cycles-a-lecole.html

71.

CAP : certificat d’aptitudes
professionnelles

72.

73. 3. Du siècles des Lumières aux années 1950 : les tournants de la démocratisation

74. Le siècle des Lumières

75. Le Siècle des Lumières

Dans le cadre de l’éducation, deux dimensions importantes
Un intérêt toujours plus croissant pour l’enfance
Favoriser la pensée critique et l’autonomie intellectuelle
Quelques éléments-clés
Au XVIIème siècle, la pratique du « mignotage » apparaît
Le christianisme, entre soutien et fatalisme
Une baisse du nombre d’enfants par famille, notamment dans la bourgeoisie
Les enfants sont présents dans les moments-clés de la vie – une forme de
socialisation aux valeurs culturelles

76.

Une professionnalisation progressive pour les nourrices
Bureaux de recrutement
Réglementation émergente
Création de l’Hôtel-Dieu, à Paris, pour les enfants abandonnés
Instauration de « boîtes tournantes » dans les hôpitaux pour éviter les infanticides
Quelques auteurs célèbres vont abandonner leurs enfants dans ces boîtes
Une mortalité infantile importante qui perdure (un enfant sur quatre)
Misère, famine et de nombreuses mères célibataires
Les accouchements sont toujours aussi dangereux pour les mères
Progressivement, les enfants sont élevés par les mères et moins par les
nourrices

77.

Quelques principes des Lumières françaises
Supprimer l’autorité de l’Eglise
Connaître et observer la nature – L’Encyclopédie (1751-1772), dirigée par Diderot
(1713-1784)
Accroissement de l’ouverture aux autres cultures et pays
Ouverture de nombreuses académies (sciences, arts, lettres, etc.)
Une forte influence pré-révolutionnaire
Montesquieu (1689-1755)
De l’esprit de lois (1748), inspiration de la Constitution de 1791 et de doctrines « libérales »

78.

Un siècle d’initiatives en matière d’éducation
Un essai d’éducation nationale, en 1763, par Louis-René de Caradeuc de La
Chatolais (1701-1785)
L’éducation des enfants pauvres
Madame de Maintenon ouvre des établissements pour les garçons et les filles pauvres, dès
1685
« Rien n’est plus négligé que l’éducation des filles, dis-je à Madame de Brinon,
on dit qu’il ne faut pas qu’elles soient savantes et qu’il suffit qu’elles sachent
obéir à leurs maris sans raisonner […] Et, cependant, ne sont-ce pas les femmes
qui ruinent ou qui soutiennent les maisons, qui règlent le détail des choses
domestiques, qui élèvent les enfants ? Les occupations des femmes ne sont, au
vrai, guère moins importantes au public que celles des hommes ; et l’ignorance
des filles de la noblesse est précisément cause de la ruine de ce corps. »

79.

« Elles connaîtraient assez d’arithmétique pour faire leurs comptes avec
exactitude et recevraient des rudiments d’économie : la culture des terres, la
vente du blé, la meilleure manière de faire des fermes, tout cela leur serait
enseigné afin qu’elles ne fussent pas de ces demoiselles qui ne font aucune
différence entre la vie champêtre et celle des sauvages du Canada ; on leur
montrerait les histoires grecque et romaine, l’histoire de la France et celle des
pays voisins, où elles verraient des prodiges de courage et de désintéressement ;
elles feraient de la musique avec les meilleurs maîtres pour y apprendre à jouir
de plaisirs innocents et de la peinture car les ouvrages de dames ne peuvent
avoir aucune vraie beauté sans la connaissance des règles du dessin ; elles
sauraient aussi la couture, balayeraient les classes, et se formeraient dans le
gouvernement des enfants. Les plus âgées devant servir de maîtresses aux plus
jeunes et les aider à s’habiller, se laver et se peigner ; connaissant de la sorte le
naturel et le génie des enfants, elles feraient des mères admirables en même
temps que des maîtresses de maison accomplies. »

80. La naissance des méthodes actives ? Rousseau

Jean-Jacques Rousseau – Penser l’éducation (1712-1778)
Un des plus importants philosophes français par son influence intellectuelle,
notamment sur la nature de l’Homme et en matière d’éducation
Est connu pour avoir eu de nombreux conflits, dont Diderot et Voltaire
Très influence par le philosophe Étienne Bonnot de Condillac (1714-1780) et
notamment le Traité des sensations
Pour Rousseau, les pensées viennent des sens
La sensation, la base de toutes les fonctions intellectuelles comme la mémoire, la
comparaison, le jugement, la réflexion.
Une grande importance du langage dans la formation des idées abstraites
Le « moi » serait le fruit des sensations et de leur mise en mot

81.

L’Émile ou de l’éducation
Y décrit le précepteur qu’il aurait voulu avoir ou aurait voulu être
Un ouvrage qui connaît une grande controverse
Sera interdit le jour de sa sortie
Pour Voltaire, « l’enfant le plus mal élevé au monde »
Une remise en cause de l’esprit académique et des préjugés sociaux
Dans le même temps, ouvrage qui devient un modèle éducatif (multiplication des ouvrages sur
l’éducation à sa suite)
Critique de l’enseignement dans les collèges – les élèves retiennent la leçon sans l’avoir comprise
Promeut l’introduction de l’expérience avant la mémorisation : se faire une idée par soi-même, ne rien
croire sur parole
Avant tout, l’éducateur doit observer l’enfant, car on ne le connaît pas
Un découpage en cinq chapitres

82.

Le premier chapitre : les premières années de la vie
Importance de l’allaitement maternel
Mouvements libres du bébé, sans contrainte / en finir avec l’emmaillotage
Un apprentissage au rythme de la « nature », tout en l’aguerrissant
Obéir au besoin d’éducation, à la nature et non à une méthode
Le deuxième chapitre : de deux à douze ans
Éduquer les sens, avant l’éducation de l’esprit (Comenius et Condillac)
Promotion de la vie en plein air et du jeu
Aucune éducation formelle

83.

Le troisième chapitre : de douze à quinze ans
Pour une éducation intellectuelle, utilitaire et pratique
La science, par l’expérimentation & la géographie, par les voyages
Une gymnastique qui doit être naturelle
À partir de 15 ans, apprentissage d’un métier manuel pour gagner sa vie
Des connaissances scolaires uniquement pour répondre aux exigences du métier
Le quatrième chapitre : l’éducation morale et religieuse
L’éducation des sentiments s’inculque par des qualités… morales
La découvertes de Dieu, à travers la nature
Découverte des auteurs anciens à la fin de l’adolescence
Le cinquième chapitre : l’éducation de Sophie, la fiancée d’Émile.
Éduquée par sa famille
Connaît Dieu plus tôt
Elle fait de la dentelle et de la cuisine…

84.

In fine, passer de l’état de nature à l’état de culture
Sans perdre son tempérament, son caractère
Méthode basée sur l’influence du milieu naturel
Le pédagogue gère la relation entre l’enfant et son environnement
Une construction progressive de sa propre liberté
Une éducation qui se veut joyeuse
Liberté et bonheur seraient ici synonyme
Importance de la progressivité
« Ne leur montrez que des tableaux touchants, mais modestes, qui les remuent sans les séduire, et qui
nourrissent leur sensibilité sans émouvoir leurs sens. […] Il ne s’agit pas de faire de votre élève un
garde-malade, un frère de la charité, d’affliger ses regards par des objets continuels de douleurs et de
souffrances, de le promener d’infirme en infirme, d’hôpital en hôpital, […] il faut le toucher et non
l’endurcir […] Ce qu’on voit trop on ne l’imagine plus, et ce n’est que l’imagination qui nous fait sentir
les maux d’autrui. […] Un seul objet bien choisi, et montré dans un jour convenable, lui donnera pour
un mois d’attendrissement et de réflexions. Ce n’est pas tant ce qu’il voit, que son retour sur ce qu’il a
vu, qui détermine le jugement qu’il en porte. »

85. Johann Pestalozzi (1746-1827) – inventeur des méthodes actives ?

Quelques éléments de contexte
Comme Rousseau, il naît en Suisse, et a un grand-père Pasteur
De par ses liens avec le monde ecclésiastique, il croit en l’éducation des toutpetits et des mères
La Suisse, un pays avec d’importantes inégalités économiques et plusieurs révoltes,
notamment à Genève
Les enfants pauvres vont peu à l’école
Des métiers introduits qui nécessitent de l’instruction (horlogerie, filage, tissage,
etc.)
Contrairement à Rousseau, il sera constamment au contact des enfants

86.

Pestalozzi s’inscrit dans le mouvement de soutien aux pauvres
Il va créer une maison pour enfants pauvres à Neuhof
Apprentissage de métiers (filage, tissage) et de savoirs plus scolaires
Va accentuer la dimension « éducative » de l’apprentissage par le travail
Une volonté de rendre ce travail productif
Opposition avec les fermiers qui se sentent mis en concurrence
Des parents qui veulent récupérer leurs enfants pour les faire travailler
Première école qui ferme en 1773

87.

Dans Les veillées d’un solitaire et Léonard et Gertrude, il expose ses idées sociales
et éducatives
Ouvrages traduits en plusieurs langues qui connaissent un grand succès
Influencé par Comenius, Rousseau et le protestantisme
Dimension ésotérique dans Mes recherches sur la place de la nature dans le
développement du genre humain (1798)
En 1798, il est nommé « membre d’honneur de la Révolution française »
Va ouvrir un certain nombre d’établissements et y être enseignant
Orphelinats, institut de formation des maîtres
Il met au point une méthode pour une pratique de l’écriture, de la lecture et du
calcul
Notamment dans Comment Gertrude instruit ses enfants

88.

Sa réputation va continuer de s’accroître
Se rend en France pour établir une nouvelle Constitution sur le modèle de la Révolution,
pour la Suisse (1802)
Des écoles ouvrent à la même période en s’inspirant de sa méthode
Ouvre en 1804 un nouvel institut à la demande autorités régionales (Yverdon, 1804). Il y
reste jusqu’en 1825
Cet institut intéresse la Prusse qui envoie des stagiaires et est soutenu par le Tsar
Alexandre, qui va le défendre contre les troupes napoléoniennes en 1813
Dans le Livre des mères (1803) où la place des mères est centrale dans l’évolution
des enfants et om il propose des exercices sensoriel pour le petit enfant
En 1806, il ouvre un institut pour jeunes filles pour former les institutrices et de futures
mères
Ouvrira une école pour sourds

89. Les idées principales de Pestalozzi

La première préoccupation de Pestalozzi porte sur le peuple des campagnes
et sa misère.
Tire la conclusion que les Hommes sont égoïstes, mais sont bons par nature
Pouvoir du peuple = pouvoir monarchique
Pour répondre aux risques liés à la conquête du pouvoir : conquête de sa
propre liberté, c’est-à-dire faire œuvre de soi-même
Il pense que l’homme crée les circonstances autant qu’il est façonné par elles.
Il faut donc développer ses forces personnelles

90.

Une pédagogie qui s’inspire de Comenius
La primauté des besoins de l’enfant et l’enseignement doit se calquer sur ce rythme
L’éducation est le développement interne des facultés en germe dans une personnalité
qui s’ignore
L’éducateur doit veiller à l’élaboration des moyens à mettre en œuvre pour les satisfaire
L’enfant doit donc faire par lui-même. Passer de l’intuitif au social et au moral
Une évolution individuelle qui a des conséquences au niveau de la société – les
événement de la vie quotidienne comme base de l’éducation morale
Un enseignement collectif et mutuel entre les élèves
« L’enseignement élémentaire ne doit pas être une affaire de tête, ni de raisonnement,
qu’il soit une affaire de cœur, de sens, une affaire maternelle, ensuite qu’il passe des sens
aux jugements. »

91. Une pédagogie du cœur

Connaître, vouloir, pouvoir – les bases pédagogiques
Le « connaître » - atteindre la clarté de l’esprit
Le « pouvoir » - la capacité à œuvrer par soi-même
Le « vouloir » - sensibilité et lutte contre les injustices
La famille, au centre des enjeux
L’école, un prolongement de la famille
La famille, le repère de l’enseignement à l’école
L’école est d’autant plus l’équivalent de la famille avec les orphelins : bien
accueillir avant d’enseigner

92.

Là aussi, d’abord observer l’enfant
Le maître en fait des rapports où il décrit le comportement intellectuel, en classe
ou quand il joue
Une orientation selon le niveau et non l’âge
Là aussi, observer la nature
L’enfant apprend à la respecter et à la découvrir
Des excursions pour découvrir le monde
La gymnastique pour acquérir une aisance corporelle
La musique et le chant pour apprendre la discipline
L’apprentissage de deux langues
Usage de couleurs différentes pour distinguer les lettres

93. Les trois lois de Pestalozzi

Dans son ouvrage Comment Gertrude élève ses enfants
L’induction
Partir des insatisfaction de l’enfant, c’est-à-dire la curiosité
Aller des intuitions aux concepts
L’accomplissement achevé
Veiller à ce que l’apprentissage atteigne son plein développement à chaque stade.
La scolarisation doit venir quand l’enfant est prêt, quand il a saisi les bases, avant de
donner des règles, des définitions et des formules.
La proximité
Partir de l’environnement immédiat
Faire des expériences sensibles

94. L’amour, comme fondement

Extrait de la 13e lettre « Comment Gertrude instruit ses enfants » :
« La moralité de l’homme n’est que le résultat du développement des premiers
sentiments d’amour et de reconnaissance éprouvée par le nourrisson […]. L’enfant
est soigné, il est réjoui. Le germe de l’amour est épanoui en lui. Les germes de
l’amour, de la confiance, de la gratitude ne tardent pas à se développer […] Le
développement du genre humain a son point de départ dans un désir violent de
satisfaire les besoins des sens. Le sein maternel apaise le premier orage de désir
sensuel et engendre l’amour. C’est maintenant sa mère qui se montre inflexible à ses
désirs désordonnés ; l’enfant se démène et pousse des cris ; elle continue d’être
inflexible : il cesse de crier, il s’habitue à soumettre sa volonté à celle de sa mère ;
les premiers germes de la patience, les premiers germes de l’obéissance sont éclos.
La première lueur du sentiment que tout dans ce monde n’est pas pour lui ; et avec
ce sentiment germe encore ce second sentiment que lui aussi n’est pas dans ce
monde rien que pour lui ; la première lueur du devoir et du droit est près d’éclore. »

95. Conclusion

96.

Synthèse des éléments abordés
La période contemporaine est marquée par un ensemble de tendances politiques
contradictoires
Une dimension est centrale dans ce jeu d’oppositions : performance contre vivreensemble
Une administration hiérarchisée et très relativement décentralisée
Les Lumières : une accentuation de propositions plus anciennes
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